Masseret, un héros paradoxal

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Arrivé troisième dans la région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, Jean-Pierre Masseret ne s’est pas retiré. Le PS l'a suspendu. Pour certains militants, il incarne le refus d'un « front républicain mortifère ». À 71 ans, c'est la première révolte de ce socialiste dans la ligne, qui est aussi un grand baron local.

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Avant le premier tour, il était « le gars en Alsace… ». Celui dont même des députés PS ne se souvenaient plus du nom au moment d’évaluer les chances des différents candidats socialistes. Depuis deux jours, la crinière grise et les petites lunettes rondes de Jean-Pierre Masseret, 71 ans, encore président du conseil régional de Lorraine pour quelques jours, sont connues dans toute la France. Arrivé troisième dimanche soir dans la région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, loin derrière le numéro deux du FN Florian Philippot et le candidat LR (ex-UMP) Philippe Richert, il a refusé jusqu’au bout de se désister.