Au terme d'une audience qui s'est tenue lundi 11 juillet en début d'après-midi, le Conseil d'État, qui était saisi d'une requête pour excès de pouvoir visant l'ex-ministre française des finances, Christine Lagarde, dans l'affaire Tapie, a mis sa décision en délibéré. La juridiction administrative devrait donc rendre son arrêt dans cette affaire d'ici à la fin du mois de juillet. L'enjeu de cet arrêt est double. D'abord, il contribuera à façonner l'avenir politique de Christine Lagarde, devenue depuis une semaine directrice générale du Fonds monétaire international (FMI). Mais il soulèvera aussi une autre question qui dépasse de très loin la seule affaire Tapie: la jurisprudence française peut-elle continuer, comme elle le fait actuellement, à tourner le dos à la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, qui figure pourtant parmi les principes fondateurs de la république?