Des chercheurs dénoncent les entraves à leurs enquêtes sur le FN

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Messages incendiaires, invectives sur Twitter, difficultés d’accès, impossibilité de diffuser des questionnaires: deux chercheurs sur le Front national racontent la difficulté d'enquêter sur ce parti. Ces méthodes, qui sont surtout le fait des nouveaux cadres frontistes, ramènent le FN vingt ans en arrière.

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« Le FN n’est pas un parti comme les autres, et heureusement », s’est félicité Julien Sanchez, le maire FN de Beaucaire, lors de l’université d’été du FNJ, le 6 septembre. L’affirmation vaut également pour le rapport aux journalistes et aux chercheurs. Depuis deux ans, le parti lepéniste renoue avec une culture de l’opacité. Si plusieurs médias, dont Mediapart, se voient refuser l’accès aux événements du Front national, des chercheurs travaillant sur l’extrême droite sont eux aussi ostracisés.