Les acteurs de la lutte contre l'islamophobie redoutent les répercussions des attentats

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À la suite des attentats de Paris, la lutte contre l'islamophobie, qui commençait à gagner en légitimité, est montrée du doigt, accusée par différentes personnalités d'avoir rendu possible l'horreur. Au sein de la gauche, les divisions resurgissent.

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Le temps du recueillement dans l’« unité nationale » et du refus des amalgames a peu duré, malgré l'émotion palpable partout en France à la suite des attentats qui ont causé la mort de dix-sept personnes. Les révélations factuelles sur les agissements des auteurs du massacre perpétré à Charlie Hebdo mercredi 7 janvier ont vite été concurrencées par la recherche des autres responsabilités, celles supposées imputables à l’organisation de la société française et à certains de ses membres. Dès le lendemain du drame, avant même l'attentat antisémite commis dans le supermarché casher à Paris vendredi 9 janvier, l’espace public a vu émerger des discours ciblant implicitement les musulmans quels qu’ils soient, pratiquants ou non – en tout cas perçus comme tels.