Dans les villes RN, l’impossible alternance?

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La plupart des maires sortants d’extrême droite pourraient rester en place à l’issue de ces municipales. Au-delà de la banalisation des idées extrémistes, les oppositions subissent un harcèlement systématique, qu’il soit judiciaire ou médiatique.

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Un coup de tonnerre, une indignation collective, et puis… plus rien ? Depuis six ans, les mairies d’extrême droite continuent, bon an, mal an, leur petit bonhomme de chemin. Dans les neuf communes remportées par le Rassemblement national en 2014, auxquelles il faut ajouter le 7e secteur de Marseille (150 000 habitants) ainsi que les trois villes tenues par la Ligue du Sud, l’électrochoc qui aurait dû advenir n’a pas eu lieu. Du moins, n’a-t-il pas été suffisant à mobiliser une opposition politique aujourd’hui bien en peine de reprendre les rênes de ces communes, les 15 et 22 mars prochains.