Jean-Luc Mélenchon, la marche du tribun Reportage

Grenoble, ville rouge et verte, attend le big bang de la gauche

Dans cette ville prise en 2014 au PS par l’écologiste Éric Piolle, allié à des membres du Parti de gauche et de différents réseaux citoyens, la droite est largement absente de la campagne. Et toutes les nuances de gauche, depuis les partisans de la France insoumise jusqu’aux socialistes tentés par En Marche, se préparent avec impatience aux recompositions qui suivront le premier tour de la présidentielle. 

Fabien Escalona

12 avril 2017 à 08h15

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Grenoble (Isère), envoyé spécial.– Suivre la campagne présidentielle à Grenoble, c’est plonger dans une ambiance décalée par rapport au reste du pays. La droite et l’extrême droite y sont très peu visibles, qu’il s’agisse de leurs équipes ou de leurs documents de campagne. Il faut dire que la gauche est structurellement majoritaire dans cette ville de 160 000 habitants. Cela s’est vérifié à plusieurs reprises et à tous les types de scrutin. En se limitant aux 15 dernières années, on observe que le niveau du total des gauches a presque toujours dépassé les 50 % et souvent tutoyé la barre des 60 %, même lorsqu’il plongeait à des niveaux historiquement faibles au plan national. En 2012, les Grenoblois ont porté 36,3 % de leurs suffrages sur François Hollande, 15,4 % sur Jean-Luc Mélenchon et 5 % sur Éva Joly (qui réalisait là le double de son score national).

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