France

Un droit de réponse du président du MACTe

En réaction à notre article du 30 mars sur l’argent disparu du Mémorial de l’esclavage de Pointe-à-Pitre, le président du conseil d’administration de l’EPCC MACTe nous a adressé un droit de réponse.

La rédaction de Mediapart

12 avril 2021 à 16h27

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Président du conseil d’administration de l’EPCC MACTe, Georges Bredent, nous a adressé le 8 avril le droit de réponse suivant :

Faisant suite à l’article intitulé « À Pointe-à-Pitre, l’argent disparu du Mémorial de l’esclavage » paru dans vos colonnes le 30 mars dernier, en ma qualité de président du Conseil d’administration du MACTe, nommément cité, il m’appartient d’apporter les précisions suivantes dont je vous demande d’assurer la publication dans le cadre de l’exercice de mon droit de réponse :

II n’y a eu aucun détournement de fonds dans le dossier du MACTe.

Le 1er août 2019, le MACTe a été transformé en Établissement Public de Coopération Culturelle (EPCC). Dans l’attente de la finalisation de la procédure de création d’une régie d’avances et de recettes (pour encaisser les recettes de billetterie, de la boutique et des diverses manifestations organisées sur le site), les services du Trésor Public ont exceptionnellement autorisé à titre provisoire le versement des sommes perçues vers la paierie régionale.

La somme de 423 833,90 € correspond donc à la période d’aout 2019 à mars 2020, durant laquelle le régisseur de I’EPCC MACTe a effectué des virements auprès de la paierie régionale. Ces virements ont été régulièrement titrés par la collectivité régionale et reversés à I’EPCC MACTe.

La compétence de la directrice générale n’est aucunement remise en cause : il s’agit d’une Guadeloupéenne compétente dont le recrutement a été mis en œuvre après un parcours de sélection pointu. Néanmoins, les dysfonctionnements avérés au sein du MACTe et l’ambiance délétère qui y règne ont conduit le conseil d’administration à prendre une décision importante dans le cadre de ses prérogatives : procéder à la suspension à titre conservatoire de la directrice générale.

Cette suspension n’est pas une sanction disciplinaire envers la directrice: il s’agit d’une mesure conservatoire permettant au conseil d’administration de conduire un plan d’action ayant vocation à faire revenir la sérénité au sein de l’institution. La directrice continue d’être payée, sera entendue dans le cadre de l’enquête administrative qui sera conduite (respect du principe du contradictoire). Simplement dans le cadre de sa suspension, elle n’exerce plus d’autorité sur le personnel et ne pilote ni ne représente plus l’institution.

Les enquêtes conduites par le Parquet National Financier sur des chefs de favoritisme et de détournement de fonds publics sont issues d’un précédent rapport de la Chambre régionale des Comptes et portent notamment sur les conditions d’attribution des marchés de construction du MACTe par la précédente mandature régionale.

Le conseil d’administration du MACTe s’est doté d’une feuille de route à court terme avec des objectifs clairs :

  • Mettre en place une administration provisoire avec le concours des institutions et collectivités membres du conseil d’administration (État, région, Département, Communauté d’Agglomération Cap Excellence, Ville de Pointe-à-Pitre)
  • Procéder au renforcement de l’équipe administrative du MACTe : recrutement d’un(e) DAF, d’un(e) DRH…
  • Redonner confiance au personnel qui fait fonctionner la structure au quotidien depuis des années
  • Repositionner le MACTe en tant que figure de proue de la politique mémorielle et culturelle de la Guadeloupe, en direction du public et des artistes.

La rédaction de Mediapart


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