Climat: l’assemblée tirée au sort susciste l'espoir d'une démocratie directe

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À partir du 4 octobre, 150 citoyen·ne·s se réuniront pour délibérer des politiques à appliquer pour réduire les gaz à effet de serre. Leurs propositions pourraient être soumises à référendum. Cette première en France soulève des espoirs. Mais quel crédit lui accorder face à un pouvoir qui terrorise et mutile les manifestant·e·s?

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Un référendum sur l’interdiction des subventions fossiles, des vols aériens intérieurs, pour instituer la gratuité des transports, viser le 100 % de bio en agriculture ou rendre obligatoire la rénovation thermique des bâtiments, tout cela aura-t-il bientôt lieu en France ? C’est la brèche que pourrait ouvrir l’expérience inédite de démocratie participative qui doit commencer début octobre sous le nom de convention citoyenne pour le climat. « C’est une première à cette échelle avec autant de moyens et sur un thème aussi central, je ne vois pas d’autre équivalent », décrit le politiste Loïc Blondiaux, spécialiste de la démocratie participative, et membre du comité de gouvernance qui doit accompagner les participant·e·s.