Fnac : la fin d'une exception culturelle

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C’était un des symboles de la montée des classes moyennes françaises, de leur appétit pour la consommation culturelle pendant près de cinquante ans. C’était aussi un lieu d’innovation sociale, voulu par ses fondateurs, Max Théret et André Essel. Aujourd’hui, la Fnac se disloque de toutes parts. Le groupe Pinault a décidé de la mettre en Bourse.

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Le groupe PPR (Pinault-Printemps-La Redoute) redoutait manifestement d’être pris dans quelque polémique sociale et politique. Vendre la Fnac qui plus est en Bourse n’allait effectivement pas de soi. Alors, il a soigneusement déminé le dossier. Vendredi dernier, par des indiscrétions parfaitement organisées, il faisait savoir que la Fnac et La Redoute allaient être vendus. En soi, la nouvelle n’a surpris personne. Cela fait plus de six ans que le groupe annonce à intervalles réguliers son intention de céder la chaîne de distribution de produits culturels. L’information ayant été digérée, le groupe a confirmé mercredi, cette fois de façon officielle, la mise en bourse de la Fnac.