Les huit jours qui ont vu le pouvoir imploser

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Depuis la prestation télévisée ratée de Nicolas Sarkozy, jeudi dernier, la plus grande désorganisation règne au sommet de l'Etat. Le gouvernement est en voie de désintégration: sur seize ministres, cinq demeurent effectivement en service. Désavoués, doublés, encadrés de «médiateurs» ou de «conseils», ou simplement absents, ils laissent l'Elysée en première ligne face à une multiplication de conflits et de mouvements sociaux. Cette solitude de l'hyperprésident le condamne à une impopularité grandissante. Analyse.

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Est-ce pour briser cette spirale qui menaçait d'entraîner le pouvoir par le fond ? Vendredi, dans une de ces manœuvres dont il est coutumier, Nicolas Sarkozy a ouvert un nouveau front polémique pouvant constituer une très belle opération diversion : réformer, pour le raccourcir, le congé parental d'éducation et créer un « statut des beaux-parents ». Un sujet favori des 20 heures, un de ces sujets propres aux grands discours et dont l'effet de souffle éteindra, peut-être, tous les autres foyers d'incendie et de révolte, imagine l'Elysée.