Grand débat: l’exécutif pris à son propre piège

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Pensé comme « un moment d’apaisement » en pleine crise des gilets jaunes, le « grand débat » risque de se retourner contre l’exécutif si les réponses apportées s’avèrent décevantes. Déjà, le pouvoir prévient : elles le seront forcément. Emmanuel Macron veut sauver ses réformes. Et pour ce faire, il est prêt à installer le débat permanent.

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Emmanuel Macron l’avait indiqué dès le lancement du « grand débat », le 14 janvier à Grand Bourgtheroulde (Eure) : « Nous écrirons avec vous l’acte II du quinquennat, avait-il assuré aux élus normands. Je tirerai des solutions véritables de ce débat car je veux en faire un acte II de mon mandat. » Le président de la République l’a ensuite répété à maintes reprises : « On ne sortira de ce débat qu’avec des décisions très fortes, puissantes », avait-il par exemple affirmé à Bourg-de-Péage (Drôme), fin janvier, sans jamais préciser ce qu’il avait en tête, nécessité d’« aller au bout de ce processus » oblige.