Face au réveil de l’antiracisme, les gauches peinent à trouver leur place

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Sur fond de tensions entre associations antiracistes, la gauche tergiverse sur son engagement dans le soulèvement actuel. La fracture réapparaît entre les « universalistes » et ceux qui veulent sortir du « déni » de la composante raciale.

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Mardi 9 juin, place de la République, à Paris : à l’appel de SOS Racisme, ils posent un genou à terre pour rendre hommage à George Floyd. Il n’y a pas foule, mais tous les responsables politiques qui comptent à gauche sont là : Fabien Roussel, patron du PCF, Jean-Luc Mélenchon, le leader de La France insoumise, Yannick Jadot, le « présidentiable » d’Europe Écologie-Les Verts, et Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste.