Quand l'antiterrorisme tourne à la justice préventive

Par

En octobre 2017, la loi « Silt » avait transposé, à titre « expérimental », les principales mesures de l’état d’urgence terroriste dans le droit commun. Depuis, des centaines de personnes ont été assignées à résidence ou perquisitionnées sur la base de « notes blanches ». Le projet de loi relatif au terrorisme prévoit de pérenniser et de renforcer ce dispositif.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

«J’ai été naïf », concède Pierre*. Une naïveté qui lui coûte cher. Après avoir subi une perquisition, puis avoir été interdit pendant six mois de quitter sa commune, le jeune homme de 29 ans vit actuellement sous la tutelle de l’administration qui lui a gelé l’intégralité de ses avoirs.