Les tartufferies du «nouveau capitalisme» de Bruno Le Maire

Par

Le ministre de l’économie et des finances ne cesse d’appeler à la « rénovation » du capitalisme. Mais dans les faits, ses belles intentions se heurtent à la poursuite d’une politique fondamentalement néolibérale.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

C’est le nouveau mantra du gouvernement en cette rentrée. La France, sous la direction éclairée d’Emmanuel Macron et de Bruno Le Maire, serait en voie de proposer par leurs politiques un « nouveau capitalisme », un capitalisme « rénové ». Cette idée est développée depuis le début de l’année. Dès le mois de janvier, le ministre de l’économie et des finances avait évoqué la nécessité pour le capitalisme de se « réinventer ». « Nous ne pouvons pas payer toujours plus de croissance par toujours plus d’inégalités. Nous sommes au bout de ce raisonnement », avait-il alors proclamé. Et depuis cet été, le locataire de Bercy ne manque pas de rejouer ce slogan sur tous les tons dès qu’il fait une sortie publique. Le 17 juillet sur France Inter, il le reprenait même mot pour mot : « Un capitalisme qui conduit à l’accroissement des inégalités et à l’épuisement des ressources de la planète ne mène nulle part », avait martelé le ministre. Une semaine plus tard, dans Le Point, il enfonçait le clou : « Le capitalisme est dans une impasse. »