Au deuxième jour de son procès devant la Cour de justice de la République (CJR), ce mardi 13 décembre, Christine Lagarde reste droite dans ses bottes. À l'en croire, toutes les manigances et autres trucages qui ont abouti à l’arbitrage inouï en faveur de Bernard Tapie se sont faits à son insu. Fin 2007, le CDR, l’EFPR et les arbitres travaillaient de leur côté sur ce petit dossier, pendant qu’elle-même arpentait le vaste monde et luttait contre une crise financière mondiale, a-t-elle redit comme au premier jour du procès, dans la première chambre du vieux Palais de justice de Paris. L'actuelle patronne du FMI insiste, l’introduction quasi miraculeuse d’une notion de « préjudice moral » pour les époux Tapie, dans les travaux préparatoires à l’arbitrage, s’est faite sans elle.