A peine lancée, la campagne de Fillon est «torpillée» de l’intérieur

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Peinant à défendre un projet « radical » qui inquiète jusque dans son propre camp, le candidat LR doit aussi composer avec les bourdes de ses porte-parole, les hésitations des centristes et l’amertume des sarkozystes qui l’attaquent publiquement. Ce samedi 14 janvier, au conseil national de son parti, il a réclamé un peu de « discipline ».

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Il avait presque tout pour lui. Une « dynamique puissante » suscitée par sa victoire écrasante à la primaire de la droite et du centre. De nouveaux amis. Des millions d’euros. Et la satisfaction d’avoir fait mentir tous « les scénarios écrits d’avance ». Presque deux mois après avoir évincé Nicolas Sarkozy et Alain Juppé, François Fillon semble avoir déjà perdu les bénéfices du succès de novembre. Éclipsé par la primaire socialiste et la candidature d’Emmanuel Macron, l’ancien premier ministre doit également composer avec tous ceux qui, dans son propre camp, s’inquiètent de son projet. Et n’hésitent pas à le dire haut et fort.