Contorsions, compromis, recul? La réforme universitaire en pleine confusion

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Recul, retrait ou maintien du cap? Sur le décret modifiant le statut des enseignants-chercheurs comme sur la réforme de la formation des enseignants et des maîtres, le gouvernement peine à afficher une politique claire de réforme des universités. Les compromis esquissés ne sont plus suffisants, et l'ampleur du divorce entre les universitaires – de droite comme de gauche – et les ministères concernés rend une sortie de crise improbable. Les deux camps sont en pleine confusion.

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C'est la question à 1000 euros qui agite le monde universitaire: les annonces ministérielles faites dans la soirée du 13 mars sur la réforme en cours de la formation des enseignants et des maîtres enregistrent-elles un recul du gouvernement? «Ils ont évolué dans le sens des demandes des organisations syndicales», se réjouit Michel Gay, secrétaire général d'Autonomesup (3e syndicat dans le supérieur). Mais ces «gestes» sont «insuffisants», regrette Patrick Fridenson du Sgen-Cfdt (2e syndicat). Ce ne sont «pas des concessions mais des contorsions, c'est consternant» tonne Jean Fabbri, secrétaire général du Snesup (majoritaire).