Primaires municipales : un fiasco en trompe-l’œil

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Derrière le scrutin marseillais sous tension, les primaires ouvertes organisées par le PS pour les municipales livrent des enseignements dignes d’intérêt. Mais à trop avoir voulu jouer petits bras – seules cinq villes étaient concernées –, Solférino a mis l’avenir de sa rénovation en jeu.

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Ce lundi matin, Marseille offre toute l’ambiguïté de la rénovation socialiste. Capable d’inventer une machine à gagner et à surmonter les divisions – la primaire ouverte –, le PS est en passe, faute d’ambition à transformer son appareil sclérosé, de la transformer en machine à perdre. Car si les dirigeants socialistes ont joué petits bras au moment de prolonger l’exercice démocratique à la sélection des candidats aux municipales, les cinq villes élues ont rendu ce dimanche un verdict intéressant, au-delà des tristes pagnolades d’un socialisme local qui n’en finit pas de sombrer dans la mauvaise caricature.