Au procès Tron, six ans de prison requis, l'ancien ministre dépeint en «Dracula»

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Jugés aux assises pour viols et agressions sexuelles en réunion, le maire (LR) de Draveil Georges Tron et son ancienne adjointe Brigitte Gruel doivent être fixés sur leur sort jeudi 15 novembre. Le réquisitoire a été sans concession.

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L’avocat général Frédéric Bernardo a la lourde tâche de requérir contre Georges Tron et Brigitte Gruel, mercredi 14 novembre devant la cour d’assises de Seine-Saint-Denis. Dans cette affaire de viols et d’agressions sexuelles en réunion, le parquet avait pris des réquisitions de non-lieu par deux fois, d'abord en fin d'instruction, puis devant la chambre de l’instruction de la cour d'appel. C’est en lisant le dossier que Frédéric Bernardo s’est forgé sa propre conviction, confortée par les débats de la cour d’assises : il croit à la culpabilité des deux accusés. « C’est mon intime conviction », explique-t-il, venant se camper face aux jurés pour leur parler en les regardant droit dans les yeux.