Macron ne veut pas d’une justice trop indépendante

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Le président de la République s’est prononcé contre l’indépendance totale des magistrats du parquet, ce lundi 15 janvier à la Cour de cassation. Il annonce toutefois de nouvelles garanties sur leurs nominations et les poursuites disciplinaires. La CJR, elle, serait supprimée.

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Une justice moderne, plus efficace, mais pas trop indépendante. Voilà, en substance, la vision un brin giscardienne de l’institution qui est délivrée par Emmanuel Macron face aux représentants du monde judiciaire, ce lundi 15 janvier, lors de l’audience solennelle de début d’année de la Cour de cassation. Sous les ors de la première chambre civile, la magistrature – maltraitée hargneusement par Nicolas Sarkozy, puis cajolée timidement par François Hollande – attendait certainement un peu plus d’audace de la part de ce jeune chef de l’État.