En France, les journalistes sont priés de rester aux portes des centres de rétention administrative (CRA), où sont enfermés les étrangers en instance d’expulsion. D'un quinquennat à l'autre, les pratiques étatiques sont invariables. Les demandes adressées au ministère de l’intérieur n’obtiennent le plus souvent pas de réponse. Parfois, un refus à peine motivé. Rarement, sans savoir pourquoi, une visite est accordée, dans des conditions de reportage problématiques (nos enquêtes sous l’onglet Prolonger).