Montebourg s’alarme d’une «catastrophe» économique et démocratique

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Les quatre notes confidentielles (ici en accès libre) dénonçant la politique d'austérité remises à François Hollande par Arnaud Montebourg, du temps où il était ministre, permettent de réécrire l'histoire du début du quinquennat. Dressant le bilan de ce débat esquivé, l'ancien ministre se montre très sévère : « Nous sommes en train de porter la marche du Front national vers le pouvoir. Je ne veux pas être co-responsable de cette politique suicidaire. »

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C’est peu dire que les quatre notes qu’Arnaud Montebourg a adressées confidentiellement à François Hollande tout au long des deux années où il a été ministre du redressement productif puis ministre de l’économie, et qu’il a accepté, sous notre insistance, de remettre à Mediapart, sont d’une grande importance. Car elles révèlent sous un jour nouveau la gravité des désaccords sur le cap économique qui existaient dans les rangs de la gauche mais aussi au sein même du gouvernement. Tout comme elles révèlent aussi un épisode jusque-là en grande partie illisible : les conditions dans lesquelles Arnaud Montebourg a accepté de participer au gouvernement de Manuel Valls, au lendemain de la débâcle historique des socialistes lors des élections municipales de mars 2014, et les vraies raisons de son départ du gouvernement lors du remaniement ministériel de la fin du mois d’août 2014.