Le «groupe de Tarnac» adopte une défense politique

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Refusant de répondre aux questions du tribunal qu’ils estiment illégitimes, les huit prévenus discourent plus volontiers sur les tares supposées de l’antiterrorisme à la française.

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Dix ans qu’ils traînent ce boulet. Une partie des membres présumés du « groupe de Tarnac », présentés comme de dangereux terroristes en 2008, comparaît depuis mardi devant le tribunal correctionnel de Paris, finalement poursuivis pour de simples délits, au terme d’un processus judiciaire pour le moins tortueux. Cinq hommes et trois femmes sont là. Les visages juvéniles de l’époque des arrestations médiatiques sont légèrement marqués. Certains cheveux grisonnent. Les uns ont aujourd’hui 45 ans, comme Julien Coupat. D’autres 35, comme Yildune Lévy. Quelques-uns ont connu la détention provisoire, et leur jeunesse semble avoir été en partie mangée par cette affaire.