Les Jeux olympiques, béton armé politique du Grand Paris

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La tenue des Jeux olympiques et paralympiques à Paris en 2024 accompagne et renforce la construction de la métropole du Grand Paris. Nouvelles lignes de métro, nouveaux quartiers, disparition de départements de la petite couronne, compétition avec les autres grandes capitales mondialisées : dans six ans, l’Île-de-France aura changé de forme et d’apparence.

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C’est tout un symbole : ce vendredi 15 septembre, en début d’après-midi, le conseil de Paris extraordinaire convoqué par Anne Hidalgo pour célébrer l’attribution des Jeux olympiques et paralympiques (JOP) doit se tenir en présence du bureau de la métropole du Grand Paris, des présidents de la Seine-Saint-Denis et de ses établissements publics territoriaux. Depuis la confirmation de la victoire de la candidature parisienne, des maires et départements d’Île-de-France ont manifesté leur satisfaction. « La Seine-Saint-Denis grande gagnante des JO 2024 qui permettront la rénovation des équipements sportifs, la création de 3 piscines et de 3 gymnases », a tweeté Stéphane Troussel (PS), à la tête du 93. « Fière que la région accueille les Jeux. L’équipe a été exceptionnelle et émouvante », s’est réjouie, à droite, Valérie Pécresse, la présidente de la région Île-de-France. « Bravo à Anne Hidalgo qui a tout donné pour décrocher les JO 2024 », a commenté de son côté Luc Carvounas, député PS d’Alfortville et Vitry-sur-Seine. Aubervilliers a publié un rare communiqué dissonant pour critiquer le rejet de sa proposition de terrain pour la piscine olympique.