Karachi: une note secrète de Bercy renforce les soupçons
Une note “confidentiel défense” de mars 1993 adressée à Matignon montre que le contrat des sous-marins Agosta au cœur de l'affaire de Karachi était considéré comme «risqué» et «déraisonnable» pour l'Etat. Le marché sera malgré tout signé en toute hâte en 1994 par le gouvernement Balladur, avec l'assentiment de deux ministres: François Léotard, à la défense, et Nicolas Sarkozy, au budget. Révélations.
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Cela faisait dix-sept ans que le document dormait dans la poussière des archives ministérielles. Une note “confidentiel défense” de mars 1993 adressée à Matignon, dont le juge Marc Trévidic a récemment obtenu communication après sa déclassification, montre que le contrat des sous-marins Agosta au cœur de l'affaire de Karachi était considéré par un haut fonctionnaire de Bercy, alors au service du ministre des finances Michel Sapin (PS), comme «risqué» et «déraisonnable» pour l'Etat.
Avec le décès d’Alain Krivine, le 12 mars, à 80 ans, s’en va la dernière figure militante de Mai 68 restée fidèle à ses révoltes de jeunesse, mêlant anti-impérialisme, anti-stalinisme et anticapitalisme. Sa personnalité ajoutait à cette fidélité une évidente intégrité, à rebours des ambitions de pouvoir et des sectarismes de parti.
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À soixante-dix kilomètres de la Pologne, la grande ville de l’ouest de l’Ukraine reste épargnée par les opérations militaires. Mais la guerre est bel et bien là, incarnée par des foules immenses qui fuient le pays. Très vite, une mobilisation générale de la société a fait de Lviv un centre humanitaire géant. En attendant le pire.