Quinze mois de prison pour avoir glorifié les frères Kouachi

Par

Depuis la loi Cazeneuve de novembre 2014 contre le terrorisme, l'apologie du terrorisme n'est plus réprimée par la loi sur la liberté de la presse, mais par le Code pénal. Les prévenus peuvent être placés en garde à vue, et jugés en comparution immédiate. Exemple au Palais de justice de Paris où Oussama a été condamné jeudi à 15 mois de prison pour avoir loué l'action des frères Kouachi.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Il s’appelle Oussama. Et, comme il le dit lui-même, certains de ses amis le surnomment Oussama Ben Laden. Voilà qui n’aide pas au moment d'être présenté en comparution immédiate au Palais de justice de Paris pour « apologie du terrorisme ». Les bras croisés, un peu paumé, Oussama ne semble pas s’en rendre compte, ce jeudi 15 janvier au soir. À 22 heures pourtant, le jugement tombe : 15 mois de prison ferme. Dans la lignée des lourdes condamnations prononcées un peu partout en France depuis les attentats de Paris.