Hors les murs, l'Ofpra va dans les campements proposer l'asile

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Des agents de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides se rendent épisodiquement dans les «jungles» et les campements pour inciter les exilés venus de la Corne de l'Afrique et de Syrie à demander l'asile en France. Cette approche nouvelle vise à faire connaître leurs droits à ces migrants souvent en transit. Et à empêcher que des « points de fixation », selon l'expression de Bernard Cazeneuve, ne se constituent le long de leur parcours. 

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Au cours de ces dernières semaines de crise migratoire, plusieurs agents de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) sont allés à la rencontre d’exilés vivant dans les « jungles » de Calais et sur le campement de La Chapelle à Paris pour leur faire connaître leurs droits en matière d’asile en France. Ils se sont déplacés pour s’enquérir de leur situation et déterminer leur besoin en matière de protection sans attendre, comme c’était le cas jusqu’alors, qu’ils trouvent le chemin de Fontenay-sous-Bois, dans le Val-de-Marne, où se situe le siège de l’Ofpra. L’expérience, qui pose certaines questions, est inédite et pourrait être reproduite. Elle s'inscrit dans les efforts déployés par les pouvoirs publics pour ne pas laisser de tels lieux de vie s'installer.