Outrages aux policiers: «l'exemple vient d'en haut»

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Le directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard, serait intervenu pour étouffer une plainte contre son fils qui avait insulté les policiers. L'affaire tombe mal alors que le gouvernement tente de pénaliser toute atteinte aux dépositaires de l'autorité. Entretien avec l'un des fondateurs du Collectif pour une dépénalisation du délit d'outrage, Jean-Jacques Reboux.

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La révélation tombe au plus mal pour le directeur général de la police nationale. Ami d'enfance de Nicolas Sarkozy et haut responsable policier nommé par l'actuel chef de l'Etat, Frédéric Péchenard vient d'être mis en cause pour avoir confié à sa police «secret défense» (la DCRI) une enquête sur les «fuites» de presse dans l'affaire Woerth-Bettencourt. Et voici que Le Parisien révèle, le 16 septembre, que l'intervention du «patron» des policiers a permis à son fils – interpellé pour conduite en état d'ivresse et outrage à fonctionnaire de police – d'éviter le placement en garde à vue et les poursuites judiciaires habituelles dans ce genre de dossier.