Hypocrisies et leurres autour de la fiscalité du capital

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En annonçant qu'il va créer une contribution sur les hauts revenus, le gouvernement veut faire croire que la réforme des retraites sera socialement équilibrée. Mais le prélèvement sera symbolique et le bouclier fiscal sauvegardé. Deux décennies après la remise en cause de pans entiers de la fiscalité de l'épargne, la question embarrasse jusqu'à la gauche: n'est-il pas urgent de refonder la fiscalité du capital ?

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«Retraites: les hauts revenus et le capital taxés.» Le très sarkozyste Etienne Mougeotte qui dirige Le Figaro a du métier. Ce lundi, son journal s'ouvrait donc sur une manchette qui avait des petits accents de lutte des classes. A faire peur dans les beaux quartiers, comme si Nicolas Sarkozy nourrissait véritablement le projet de faire «payer les riches», comme le souhaitait la gauche en 1981, ou de s'attaquer au «mur de l'argent» et aux «200 familles» comme le voulait le Front populaire en 1936.