La RATP condamnée à réintégrer un salarié accusé sans preuve de radicalisation

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Agent de sécurité, Hassan A. avait perdu son autorisation de port d’arme, puis avait été licencié début 2019 après un avis d’incompatibilité du ministère de l’intérieur. Deux décisions annulées par la justice dès mai 2019, car le dossier était vide.

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Lorsqu’on lui demande s’il est satisfait de la décision judiciaire qui vient de tomber et qui représente pour lui une victoire sans équivoque, Hassan A. esquisse un léger soupir : « Tout ça pour ça. Vingt-quatre mois de combat, pour revenir simplement au point de départ. » Au point qu’il n’aurait jamais dû quitter. Le 6 mai, la cour d’appel de Paris a annulé le licenciement, datant de janvier 2019, de celui qui a été agent de sécurité pendant cinq ans à la RATP, après sept années déjà passées dans l’entreprise sur un autre poste.