En marge du procès Diack, la médaille oubliée de la française Hind Dehiba

Par Julien Beyle

La coureuse française Hind Dehiba s’est portée partie civile au procès de Lamine Diack, condamné mercredi pour corruption. Comme d’autres athlètes, son palmarès, ses primes et son image ont pâti du dopage russe toléré par la Fédération internationale d’athlétisme. Mais depuis qu’elle a osé se déclarer victime, elle est sans nouvelles de la médaille de bronze qui devait lui être remise par la Fédération internationale puis par la Fédération française.

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Pour obtenir des médailles en athlétisme, il faut courir vite. Et savoir se taire. C’est la leçon que tire la coureuse française de sa propre expérience : grâce a ses performances et au déclassement d’athlètes dopées, elle aurait dû se voir remettre avec retard une médaille de bronze gagnée aux championnats du monde en salle de 2012. Mais depuis qu’elle s’est portée partie civile dans le procès de l’ancien président de la Fédération internationale d’athlétisme Lamine Diack, condamné mercredi 16 septembre à quatre ans de prison dont deux ferme pour son implication dans un réseau de corruption voué à cacher des cas de dopage en Russie (lire ici), elle est sans nouvelles de sa récompense.