Veolia-Suez: dangers et non-dits d’une opération insensée

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Oubliant sa neutralité, le gouvernement semble prêt à apporter son soutien à Veolia dans sa tentative de prendre le contrôle de son concurrent Suez. Mais quel est l’intérêt du gouvernement à soutenir un dossier qui ne peut aboutir qu’à une casse sociale et industrielle et déstabiliser tous les services publics locaux ?

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«Cela fait sens. » En trois mots, le premier ministre a déclenché une bataille qui s’annonce homérique dans le capitalisme français. Alors qu’il présentait le plan de relance pour l’économie, après confinement, Jean Castex n’a pu s’empêcher de se prononcer sur le sujet Suez-Veolia. Trois jours avant, le président de Veolia, Antoine Frérot venait de présenter une offre « amicale » pour racheter à Engie sa participation dans Suez. Sans attendre d’en savoir plus et d’en mesurer toutes les conséquences, le premier ministre semblait donner implicitement le feu vert du gouvernement à cette opération.