Féminicides: un rapport officialise les «dysfonctionnements» de la justice

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L’Inspection générale de la justice a analysé les meurtres conjugaux commis en 2015 et 2016, définitivement jugés. Dans près de la moitié des cas, un signalement avait déjà été fait à la police ou à la gendarmerie. « Très clairement, ça ne va pas », a reconnu la ministre de la justice Nicole Belloubet dans Le JDD.

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La justice reconnaît officiellement ce que les associations d’aide aux victimes constatent mois après mois : la prise en compte des violences conjugales par la police et la justice françaises n’est pas suffisante, loin de là. Le ministère de la justice a rendu public, dimanche 17 novembre, un rapport de l’Inspection générale de la justice qui analyse l'ensemble des meurtres conjugaux ou tentatives commis en 2015 et en 2016 (meurtres aggravés, assassinats ou violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner), et ayant été définitivement jugés.