A Saint-Ouen, les JO poussent un foyer dehors

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224 personnes doivent déménager de leur logement à Saint-Ouen pour céder la place au futur village olympique. Les conditions de départ de ces travailleurs migrants sont considérées comme « exemplaires » par la puissance publique. Pourtant, ils vont perdre leur mode de vie collectif. Et au moins 46 personnes restent sur le carreau. 

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À l’extérieur de la salle, de l’autre côté de la rue, une grande affiche s’étale sur des échafaudages : « Pour le territoire et ses habitants, ici est construit le village olympique. » Dimanche 28 février, ils sont une cinquantaine de résidents de ce foyer de travailleurs, aux confins de Saint-Ouen et de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), à se réunir pour discuter des conditions de leur départ.