DSK éliminé, l'Elysée perd son adversaire préféré

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Officiellement, Nicolas Sarkozy a demandé ce mercredi de la retenue et de la «dignité» à ses troupes dans l'affaire Strauss-Kahn. En privé, il regrette que ce scandale «arrive trop tôt». L'Elysée avait bâti un argumentaire pour contrer DSK. Avait-il amassé des dossiers sur son rapport aux femmes? «Si DSK revient, des affaires sortiront (...) Dès qu'il partira en campagne, il se prendra des Exocet», avait prévenu le président en janvier.

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«S'abstenir de commenter (l') affaire», faire preuve de «dignité» et de «hauteur de vue». C'est ce qu'a demandé Nicolas Sarkozy au gouvernement lors du conseil des ministres, mercredi 18 mai. La veille, il avait professé le même impératif de retenue aux dirigeants de sa majorité, lors du petit-déjeuner hebdomadaire à l'Elysée. «Le sang-froid, le courage, l'unité, et j'ajouterai la dignité, c'est la ligne de conduite de la majorité», a-t-il dit, ajoutant: «La préoccupation des gens, c'est leurs difficultés dans la vie quotidienne.»