Au PS, un étrange parfum de primaire

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À une semaine des élections européennes, les ténors du Parti socialiste (et du gouvernement) paraissent anticiper la casse et rêvent de reconstruction, comme s’ils voulaient se dé-hollandiser… Valls, Montebourg, Royal et Aubry sont à la manœuvre.

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Jean-Christophe Cambadélis a inventé la litote politique. Il assure le plus en faisant le moins. Il délègue à l’Allemand Martin Schulz le premier rôle dans la campagne des socialistes français pour les européennes, ce qui est un acte fort, et se tient à distance, ce qui le met à l’abri. C’est une manière d’être présent tout en étant absent. Au soir d’un scrutin qui s’engage mal pour son parti, il pourra commenter l’échec sans y être associé.