Bras droit de Macron, il déshumanise les migrants

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Fidèle de la première heure du président de la République, l’ancien maire de Lyon occupe une place toute particulière dans le dispositif gouvernemental. Celle de bouclier du président, notamment sur les questions migratoires, où il incarne à lui seul le reniement des engagements de campagne.

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Lors de l’examen à l’Assemblée du projet de loi sur l’asile, Gérard Collomb s'est fait remarquer à de nombreuses reprises. Il a parlé de régions prétendument « submergées » par les migrants, choquant jusque dans les rangs de sa propre majorité parlementaire. Il s'est aussi distingué en qualifiant de simples « gesticulations » l’action menée par Génération identitaire au col de l’Échelle fin avril, effectuée sans interpellation, au même moment où le monopole de la violence légitime s'exerçait sans pudeur sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.