Intégrer, aider, isoler, surveiller: l'ambivalence des villages de Roms

Par

Il y a en Ile-de-France six villages d'insertion pour les Roms. A rebours de la politique d'expulsion promue aujourd'hui par le gouvernement, ils hébergent depuis 2006 des familles et peuvent proposer leur aide pour la recherche d'un emploi ou l'alphabétisation. Mais, clôturés et gardés, ils les séparent aussi du reste de la ville. Enquête.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Dans le Haut-Montreuil, au cœur d'une vaste zone industrielle, la rue défoncée de la Montagne-Pierreuse mène à un terrain clôturé qui abrite une soixantaine de caravanes parfaitement alignées. Les entrées sont filtrées par un gardiennage qui est assuré 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Les Roms qui vivent sur ce terrain d'asphalte peuvent aller et venir comme ils le souhaitent. Les personnes extérieures sont priées, elles, de se présenter avec une pièce d'identité les jours de visites: le mardi et le jeudi, entre 15 heures et 18 heures.