Un droit de réponse d’Europe 1

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Notre article « A Europe 1, la crise, la précarité… et des salaires en or », mis en ligne le 11 avril 2019, a suscité un droit de réponse d’Europe 1.

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Notre article « A Europe 1, la crise, la précarité... et des salaires en or », mis en ligne le 11 avril 2019, a suscité un droit de réponse d’Europe 1, qui n’avait pas voulu répondre à nos questions dans le cadre de notre enquête.

« Europe I tient préciser que, contrairement à ce que votre article explique, la Direction de la station agit dans la plus grande transparence et dans le respect des droits de chacun et des règles qui s’impose en matière de confidentialité des documents et rapports réalisés pour le compte du Comité d’Entreprise.

En juin 2018 une expertise sur les éléments bruts de la paie des salariés a été demandée par le Comité d’entreprise. Seules ses conclusions ont été portées à la connaissance de la Direction en novembre 2018 mais aucune donnée ni information concrètes et précises n’ont cette occasion été communiquées à la Direction malgré ses demandes, cette dernière souhaitant avancer sur des points concrets.

En outre, il est faux de dire que « les syndicats ont déclenché en novembre 2018 une expertise sur la situation sociale et financière de l’entreprise », cette dernière ayant été au contraire mise l’ordre du jour du Comité d’Entreprise du mois de décembre 2018 par la Direction, comme le prévoit la loi, et donc non par les syndicats comme l’affirme faussement votre article.

De plus, comme le permet la loi, le Comité d’Entreprise a souhaité se faire accompagner par un cabinet comptable dans l’analyse des données fournies par la direction, et les frais de cette expertise ont été pris en charge par l’entreprise. Le Comité d’Entreprise a donc bénéficié de tous les moyens utiles pour lui permettre de travailler en toute indépendance.

Plus généralement, concernant la situation des salariés, journalistes et pigistes au sein de la station, pour lesquels votre article suggère qu’ils seraient victimes de précarité et que les passages en CDI feraient l’objet de confrontations avec les syndicats, il est faux de dire que « en trois ans, les syndicats ont cependant réussi après un bras de fer musclé avec la direction passer en CDI une quarantaine de personnes. »

Nous tenons ainsi à rappeler que 7 contrats sur 10 au sein d’Europe 1 sont des CDI, que, entre 2015 et 2018, le nombre de CDI a augmenté de 227 à 250, et que de février 2017 décembre 2018, soit en moins de 2 ans, 50 titularisations ont été effectuées pour des postes à la rédaction (24), à l’antenne (2), au numérique (15), aux programmes (5), et au sein des services transverses (4).

Quant au dialogue social au sein de l’entreprise, il est faux de dire que « le dialogue social se déplace dangereusement devant les tribunaux ». La Direction actuelle a en effet lancé de nombreuses initiatives qui ont abouti en 2018 à la signature d’un accord historique sur l’égalité homme-femme, et en 2019 celles d’un protocole d’accord préélectoral et d’un accord sur la mise en place du CSE. En outre, l’organisation des élections par la Direction a été saluée par l’ensemble des parties, électeurs et organisations syndicales, preuve de l’importance que l’entreprise attache à un dialogue social de qualité.

De plus, contrairement ce que votre article mentionne, il est en outre faux de dire qu’il y aurait « des procédures aux prud’hommes en cascade », les procédures prud’homales étant passées de 15 en 2015 à 4 en 2018.

Pour ce qui concerne les rapports avec le CHSCT, il est faux de dire que la Direction a exercé un « recours déposé l’encontre d’une expertise sur les risques psychosociaux » demandé par le CHSCT. La Direction d’Europe 1 a en effet accepté immédiatement l’expertise demandée par le CHSCT, mais a été contrainte d’en contester le coût, qui est apparu complètement disproportionné, la justice ayant ce sujet donné raison à la Direction d’Europe 1 en mars 2019.

Concernant les rémunérations, le salaire moyen des CDI en octobre 2018 était de 4640 euros bruts et le salaire médian était supérieur 4000 euros brut. Quant à ce que vous qualifiez de « caste des animateurs », la rémunération de ces derniers, employés dans le cadre d’un contrat de saison, est de 5840 euros en moyenne et non de 15513 euros, ce chiffre provenant d’une erreur de calcul du cabinet missionné par les élus, celle moyenne ayant été établie sur une base temps plein alors que les animateurs sont dans leur immense majorité temps partiel.

Enfin, pour ce qui concerne le cas particulier du journaliste pigiste qui collaborait avec l’entreprise depuis 2011 ce que soutient Mediapart est faux. Nous tenons apporter les précisions suivantes ce pigiste qui a débuté sa collaboration avec Europe 1 en 2011 et qui est parti vivre l’étranger 2014 pour revenir finalement en France en juillet 2017, a travaillé pour la station de juillet novembre 2017, période au cours de laquelle il a perçu 13200 euros (2600 euros par mois en moyenne) pour 15 jours de travail par mois, soit un équivalent temps plein de 3.865 euros bruts. Alors qu’il s’est avéré qu’il avait établi de faux bulletins de salaires, une fausse attestation d’emploi en « imitant » la signature de son manager, ainsi qu’un faux contrat de travail, ce journaliste est parti de lui-même, et n’a fait l’objet d’aucune procédure de la part de l’entreprise.

L’ensemble de ces mises au point factuelles permettra à vos lecteurs d’avoir une appréciation plus conforme à la réalité de la situation sociale d’Europe 1 et de la qualité du dialogue entretenu par la direction avec les instances représentatives et les collaborateurs. »

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