Croquis. Comme si la gauche n’existait plus

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Chacun l’aura noté : pour bâtir son équipe, Emmanuel Macron a choisi son bord. Un gouvernement du centre, c’est-à-dire ancré à droite. À trois semaines des législatives, ce parti pris révèle la conviction électorale du président de la République : la gauche est hors de combat.

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Théoriquement, le gouvernement d’Édouard Philippe est plutôt équilibré. Selon une classification établie par le journaliste Laurent de Boissieu, il comporte cinq ministres membres de La République en marche (Castaner, Schiappa, Mahjoubi, Goulard et Ferrand), deux socialistes (Le Drian et Ferrand), deux radicaux de gauche (Mézard et Girardin), un divers gauche écologiste (Hulot), trois LR (Philippe, Le Maire et Darmanin), deux Modem (Bayrou et Sarnez), et sur les huit ministres issus de la société civile trois seraient orientés à gauche (Borne, Buzyn et Nyssen), une orientée au centre (Pénicaud), un penchant à droite (Blanquer) et trois inclassables (Flessel, Vidal et Cluzel).