Non-cumul des mandats: une fronde sénatoriale très hollandaise

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Ils sont donc vingt-cinq sénateurs socialistes à s’être opposés au déjà timide projet de loi imposant le mandat unique aux parlementaires. Leur proximité, passée ou présente, avec le chef de l’État, inquiète franchement sur les réformes institutionnelles que souhaite ce pouvoir.

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Archaïsme parlementaire, décrépitude partidaire. Dans la nuit du mercredi 18 septembre, les sénateurs se sont opposés au non-cumul des mandats en adoptant trois amendements contraires à l'esprit du projet de loi, contre l’avis du gouvernement (lire ici le détail du vote). Malgré la présence dans l’hémicycle du ministre socialiste le plus intouchable dans ses rangs, Manuel Valls, le groupe socialiste a levé une véritable fronde contre la timide rénovation institutionnelle entamée par l’exécutif.