Tiers payant : l'intox d’une médecine libérale radicalisée

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Lors de leurs élections professionnelles, les médecins libéraux se sont tournés vers des syndicats arc-boutés sur un exercice individualiste et passéiste. Ces organisations ont mené sur les réseaux sociaux une campagne très agressive, avec un point de fixation : la généralisation du tiers payant. Prochain objectif : retourner l’opinion publique.  

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 « 40 % de participation, c’est mauvais signe. Les excités sont allés voter, les autres n’ont même pas pris la peine de renvoyer l’enveloppe, pourtant affranchie. Le paysage syndical est balkanisé, je suis très pessimiste. » C’est le commentaire clairvoyant, « sans langue de bois » donc « off », exprimé jeudi soir, à la veille du dépouillement des élections professionnelles des médecins libéraux, par un fin connaisseur du syndicalisme médical. Les résultats lui ont donné raison : les syndicats les plus radicaux gagnent du terrain. Chez les généralistes, le syndicat MG France, étiqueté à gauche, reste en tête et gagne même du terrain dans certaines régions. En revanche, le syndicat médical historique, la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), recule au profit de deux syndicats alliés entre eux : d’une part la Fédération des médecins de France (FMF), infiltrée par les membres d’une association qui mobilise depuis des mois contre la généralisation du tiers payant ; d’autre part le Bloc, syndicat des chirurgiens, anesthésistes et gynécologues libéraux, qui défendent avant tout leurs dépassements d’honoraires.