Certains l’avaient surnommé « le gouvernement des agrégés ». À l’arrivée du premier gouvernement Ayrault, la presse avait beaucoup glosé sur la composition d’une équipe faisant, aux côtés des habituels énarques, la part belle aux agrégés et aux docteurs. Alors inconnue du grand public, Geneviève Fioraso, la nouvelle ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, dans cette équipe de surdiplômés, n’avait pas, et de loin, le CV le plus rempli. La plupart des portraits qui lui ont été consacrés depuis son entrée en fonctions à la tête de ce difficile ministère ont d’ailleurs insisté sur ce qui pouvait constituer un handicap, dans un monde universitaire très sensible aux diplômes.