A Rennes, la police de Cazeneuve en embuscade contre les jeunes

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Après avoir fait intervenir le RAID contre la Maison du peuple occupée, le ministre de l’intérieur est à l’offensive contre les jeunes qui participent au mouvement contre la loi sur le travail. Vingt d’entre eux ont été mis en examen samedi – avant d'être remis en liberté – pour « association de malfaiteurs » pour avoir mis hors service des bornes de validation des billets. 

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Jusqu’où Bernard Cazeneuve, nouveau ministre autoproclamé « anticasseur », compte-t-il aller ? C’est la question qui hante les militants syndicaux à Rennes devant l’offensive politique et judiciaire déclenchée par la visite du ministre de l’intérieur, dans leur ville dimanche. En une semaine, ils ont vu une unité d’élite, le RAID, venir depuis Paris expulser la Maison du peuple occupée, un militant interdit de centre-ville pour quinze jours, 20 jeunes interpellés jeudi lors d’une action de blocage du métro et placés en garde à vue sous l’incrimination d’association de malfaiteurs, et enfin, jeudi, l’irruption de la police dans les locaux de Solidaires 35. Les interpellés du métro, en majorité des étudiants de 22, 23 ans, ont finalement été remis en liberté sous contrôle judiciaire, samedi, contre l’avis du parquet qui réclamait leur mise en détention.