A Saint-Denis, le front commun des élus contre la privatisation d’ADP

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La réunion était inédite et ils s’étonnaient eux-mêmes de se retrouver là, unis. Après avoir signé ensemble la proposition référendaire contre la privatisation d’ADP, des parlementaires de gauche et de droite ont lancé, le 19 juin, à la bourse du travail de Saint-Denis, la campagne de signatures.

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Ils en sont un peu ébaubis, à la fois étonnés et amusés de se retrouver ensemble, se sentant malgré tout obligés de s’attarder sur leur présence à cette réunion « étrange, peu banale » selon les uns, « historique » pour d’autres. Comment justifier qu’ils se retrouvent là tous ensemble, parlementaires de droite et de gauche, à la bourse du travail de Saint-Denis, lieu emblématique du pouvoir municipal communiste, ce 19 juin ? Il n’y a « ni collusion ni trahison », insistent-ils en réponse aux attaques du gouvernement. Juste la volonté, « par-delà leurs différences et leurs divergences, de défendre l’intérêt général », de soutenir le projet de référendum pour empêcher la privatisation d’ADP, répètent-ils.