Dans la ZAD des Chambarans: «Mon souhait, c’est que ça appartienne à tout le monde»

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C’est l’autre ZAD : dans la forêt des Chambarans, en Isère, une poignée de militants occupe un bois acheté par le groupe Pierre et Vacances pour empêcher la construction d’un Center Parcs. Leur présence suscite la haine de certains riverains.

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Pour y entrer, on grimpe sur des débris de bois érigés en butte défensive. Couchée entre deux talus, une échelle à paliers irréguliers permet d’accéder à la barricade habitable qui sert de point d’accueil. Elle porte le nom de « Saboté », et ouvre l’accès vers la ZAD des Chambarans, dans une forêt située à une soixantaine de kilomètres de Grenoble. Depuis novembre 2014, un mouvement d’occupation a démarré dans ces anciens bois communaux pour bloquer un projet d'ouverture d'un Center Parcs. En juillet 2015, le tribunal administratif a annulé l’arrêté préfectoral autorisant la destruction de la zone humide qui s’étend sur une partie des 200 hectares achetés par Pierre et Vacances pour y construire des cottages et la fameuse piscine sous bulle tropicale. Depuis, le groupe a fait appel du jugement. Pro et anti-Center Parcs attendent de connaître le prochain épisode judiciaire et s’observent avec méfiance. Certains riverains expriment un rejet haineux des quelques militants qui vivent désormais à leurs côtés.