Comment la colo est devenue un produit de consommation de luxe

Par

En cinquante ans, le nombre de jeunes partant en colonie de vacances a drastiquement baissé. Les séjours sont de plus en plus courts, chers, et les publics de moins en moins mélangés. Pour attirer les candidats, et convaincre leurs parents, les centres se livrent à une surenchère d’activités. Alors même que les jeunes aspirent le plus souvent à souffler et à se rencontrer.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

La saison des ennuis commence pour le directeur d’association Bruno Dezon. L’été et ses 79 sites de colonies de vacances à gérer, du camping au chalet en passant par le séjour à l’étranger, où officient quelque 1 400 contractuels saisonniers. Il a beau être passionné, son métier est « devenu une source de stress permanent ». « Je me détends les trois derniers jours d’août », avoue-t-il.