Cours sur l’iconoclasme, unes de Charlie, fictions…: comment s’y prennent les profs

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Des enseignants se souviennent pour Mediapart de leurs cours les plus délicats, sur la liberté d’expression, les guerres de religion ou la sexualité. Depuis la Seine-Saint-Denis ou le Tarn-et-Garonne, ils racontent dans le détail comment, face à des contestations, ils font classe. Plongée dans le cambouis pédagogique.

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Enseignante aguerrie, Caroline a été marquée par un échange avec un adolescent. Professeure dans un collège défavorisé de l’Est parisien, elle a animé il y a trois ans un cours durant lequel les élèves devaient réfléchir à des propositions pour changer le monde et faire qu’il n’y ait plus d’attentats. Dans la discussion à bâtons rompus, Ismaël*, un adolescent, a formulé cette pensée inspirée par son père : « Pour moi l’attentat de Charlie Hebdo, c’est à cause des dessins. Mon père m’a dit que c’est pas bien de tuer mais qu’ils ont eu raison et qu’ils allaient partir au paradis. » L’enseignante a conservé le verbatim de la discussion qui suit.