A Paris, des médecins libéraux « heureux » de soigner à peu de frais

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Les médecins libéraux se préparent à faire grève contre la généralisation du tiers payant. À Paris, les professionnels d’une maison de santé le pratiquent pourtant avec « bonheur », convaincus de son utilité sociale. Le sujet enflamme la communauté médicale parce qu’il marque la fin d’une époque : celle de l’exercice solitaire du médecin, payé à l’acte, de la main à la main.

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Manuel Valls ou Stéphane Le Foll le brandissent comme un marqueur de la politique sociale du gouvernement. Les syndicats de médecins libéraux y voient, eux, une attaque en règle de leur profession. Inscrit dans le projet de loi de santé qui doit être examiné au printemps, le tiers payant généralisé – c’est-à-dire la fin de l’avance des frais chez les médecins – s’annonce comme le premier bras de fer de ce quinquennat dans le secteur de la santé.