Croquis. Fracture ouverte pour un PS encore en vie

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Le résultat de la primaire de la Belle Alliance populaire, dimanche 22 janvier, est sans appel. Avec plus de 1,3 million de votants, et un second tour Hamon-Valls, il délivre un double message : le PS n’est pas mort et son aile gauche est dominante.

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Avec une participation initialement annoncée à plus d’un million et demi de votants, puis réajusrée à un modeste un million trois cent mille, le PS est très loin d’égaler son score de la primaire de 2011 (2,7 millions d’électeurs), mais il sauve un peu les meubles. Cette primaire s’est engagée dans de mauvaises conditions avec l’hypothèse d’une participation de François Hollande, puis avec son retrait. Elle est affaiblie par les chances très minces pour le gagnant de devenir président de la République. Elle est bousculée à gauche par la montée de Jean-Luc Mélenchon. Elle est malmenée à droite par la percée d’Emmanuel Macron. Cette primaire pouvait donc tourner au fiasco. À la « pasokisation », c’est-à-dire à l’effondrement subi par le Parti socialiste de Grèce. Finalement, si le chiffre de participation est conforme à ce qui était annoncé dimanche soir, le PS français est clairement coupé en deux, mais il dispose toujours, dans le pire environnement politique, d’un certain électorat.